Technologie et impact environnemental

  •  empreinte environnementale

A première vue, le rapport entre les nouvelles technologie et l'environnement n'est pas facile à distinguer et souvent, les liens établis ne sont pas très positifs. Par exemple, il faut savoir que l'Iphone X d'Apple génère au cours de sa vie près de 79 Kg de CO². Les déchets électroniques réprésentent 45 millions de tonnes de déchets par an, dont 20% seulement sont recyclés. De ce fait, entre les téléphones portables, les ordinateurs, les imprimantes et autres gadgets électroniques, on peut se douter de l'impact important que les technologies peuvent avoir sur l'environnement.

La production d'objets technologiques s'élève à un total de 1 037 TWh d’énergie (majoritairement de l’électricité). Elle a été utilisé pour produire les objets technologiques que nous utilisons au quotidien. Cela équivaut à l’énergie que peuvent produire 40 centrales nucléaires en une année.

Un total de 608 millions de tonnes de gaz à effet de serre ont été émis dans l’atmosphère à la suite de cette production.

Un total de 8,7 milliards de mètres cubes (m3) d’eau ont été utilisés pour produire tous nos objets électriques et électroniques.

Au niveau d'internet, la consommation énergétique nécessaire au fonctionnement d’Internet (sites Web, courriels, réseaux sociaux, vidéos) atteignait 0,8 % de la consommation mondiale en 2005, 2 % en 2012, et elle a doublé chaque année par la suite. Si la tendance se maintient, Internet consommera en 2030 l’équivalent de la consommation mondiale de 2008, tous secteurs confondus.

 

Si nous ramenons la consommation d’Internet en termes d’utilisateurs, ces derniers sont responsables de près de 50 % des émissions de gaz à effet de serre produites par Internet. Chacun des internautes produit 200 kilogrammes (kg) de gaz à effet de serre et consomme 3 000 litres d’eau par année.

 

La technologie verte ou propre est un terme relativement récent mais qui tend à gagner du terrain…Son objectif premier  est de « produire plus avec moins ». Elle peut se définir comme un ensemble de procédés et de méthodes innovantes pour minimiser l’impact environnemental des technologies. Le concept de technologie verte a évolué au fil du temps, trouvant de nombreux adeptes au Canada, comme dans le reste des pays du Nord. L’informatique durable ou green IT (green Information Technology) constitue l’une des branches les plus développées de la technologie verte. Et pour cause : la fabrication d’ordinateurs est un secteur très polluant. Selon l’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), la fabrication d’un seul ordinateur nécessite 436 kg de combustible fossile, 1,8 tonnes de matériaux, 22 kg de produits chimiques et 1500 litres d’eau. De plus, les ordinateurs sont remplis de substances toxiques (dioxines, cadmium, plomb) dont nous ne savons pas quoi faire…

Face à ce constat, des entreprises innovantes se sont lancées le défi de produire tout en essayant de préserver les ressources naturelles de la planète et limiter leur impact. Même si c’est loin d’être gagné, les premiers essais semblent prometteurs…

 

Quand la technologie se met au service de l’environnement

La technologie verte, c’est avant tout une affaire de bon sens et de cohérence. Même si ce n’est pas le cas pour tous, vouloir réduire les nuisances causées par l’activité humaine semble logique. Grâce à la mise en œuvre d’une démarche d’informatique éco-responsable, certaines entreprises sont parvenues à réduire l’impact environnement d’un équipement informatique, à la fois au cours de la fabrication mais également pendant son utilisation et au moment de la fin de vie. Tout au long de ces étapes, les notions de consommation d’énergie, de gestion/récupération des déchets, de pollution et d’épuisement des ressources non renouvelables ont été prises en compte.

Mais la technologie verte ne concerne pas seulement les productions « physiques » mais également la conception de sites internet, de logiciels et d’installations informatiques qui, elles aussi, sont polluantes. Ainsi, les TIC (Technologies d’Information et de Communication) sont responsables de 2% des émissions de CO² soit autant que celles du transport aérien planétaire ! En l’espace de quelques années, et bien qu’elles soient encore peu nombreuses, des solutions d’énergie verte pour le web ont vu le jour : en utilisant des modes de production d’électricité issue de sources d’énergie renouvelables, la consultation des pages d’un site Internet a alors un impact réduit sur l’environnement.