Le développement des activités tertiaires au détriment des activités primaires et secondaires dans les pays industrialisés a augmenté les besoins de traitement de l'information et de communication des entreprises.

Selon une étude provenant du rapport IC4D06, Information and Communications for Development 2006: Global Trends and Policies, de la Banque Mondiale portant sur 20 000 entreprises de 26 secteurs dans 56 pays en développement, les entreprises qui ont davantage recours aux TIC font preuve d’une plus grande productivité, d’une croissance plus rapide, d’investissements plus importants et d’une plus grande rentabilité. De nombreuses petites et moyennes entreprises (PME) ont participé à cette étude.

 Facteurs sociétaux

L'augmentation du niveau d'éducation a favorisé l'utilisation d'ordinateurs personnels et de logiciels plus ou moins complexes par un pourcentage croissant de la population.Les collectivités locales investissent dans la formation sur les TIC pour améliorer la compétitivité des entreprises de leurs territoires.

Les mêmes outils de TIC sont utilisés aussi bien dans le domaine professionnel que dans le domaine privé, ce qui entraîne à la fois un brouillage de la frontière entre ces deux domaines et une stimulation pour se doter de ces outils de TIC.

Les ménages consacrent plus d'argent aux TICs, même dans les milieux populaires, avec en contrepartie une réduction d'autres types de dépenses (par exemple, réduction d'achats de journaux, de magazines, de CD etc...) ; selon l'agence Aravis les statistiques de dépenses des ménages montrent que les TIC sont un poids financier qui a quintuplé depuis 1960 dans le budget : augmentation de la consommation en volume nettement plus forte (+ 8,1 % par habitant) que les autres postes (+ 2,5 %), principalement dans les années 1970 (diffusion de la téléphonie fixe) et depuis 1995 (téléphonie mobile et internet).

À la question : « Si vous ne deviez regarder que deux médias dans votre vie, lesquels choisiriez-vous ? », les enfants du millénaire répondent : Internet à 61 %, la télévision à 49 %, le cinéma à 35 %, la radio à 29 %, la presse quotidienne à 17 % et les magazines à 9 %.

Les terminaux des TIC à haut débit (ordinateurs personnels et téléphones 3G) sont de plus en plus utilisés pour la radio et la télévision en lieu et place des terminaux traditionnels spécifiques à chaque catégorie d'audiovisuel. L'écoute en mode différé de la TV (catch-up TV ou replay) ou d'émissions de radio via le téléchargement (podcast) augmente la gamme de ce qu'on peut choisir de voir ou entendre. Les 14-24 ans veulent pouvoir consommer leurs émissions préférées n'importe quand, n'importe où et sur n'importe quel écran. Dans les années 2000 le streaming est de plus en plus utilisé, faisant reculer le téléchargement illégal, mais en consommant de la bande passante et de l'énergie, tout comme le jeu multi-joueurs en ligne.

Des projets cherchent à utiliser les TIC pour lutter contre l'isolement des séniors (ex : projet Monalisa).

Les Moocs, les webinars et le fait de pouvoir interagir en temps réel dans les débats et forums apporte un nouveau degré de participation des consommateurs. Grâce au web 2.0, les réseaux sociaux et les services à base de contenus générés par les utilisateurs ont connu un essor spectaculaire, changeant les relations sociales pour des centaines de millions de personnes, mais en augmentant aussi la consommation d'énergie de l'internet.

Facteurs techniques

La rapide augmentation de la capacité des processeurs (loi de Moore) et la rapide augmentation de la capacité des artères de transmission (avec la généralisation des fibres optiques) ont entraîné une chute des coûts unitaires des services de communications et surtout une généralisation progressive des systèmes d'accès à internet à haut débit.

La numérisation de toutes les informations de toute nature: textes, images, photos, musique, films, etc. a permis de tirer parti de la convergence numérique dans les TIC en mutualisant de couteuses infrastructures de commutation et de transmission au lieu d'avoir des infrastructures spécifiques pour chaque catégorie de service (téléphone, transmission de données, diffusion de l'audiovisuel). Cette caractéristique est d'autant plus importante que ces infrastructures sont caractérisées par des coûts fixes élevés et des coûts marginaux faibles. Cela a entraîné un profond bouleversement des modèles économiques des opérateurs de télécommunications.

Facteurs commerciaux

En quinze ans, le marché des TIC a été bouleversé, d'abord avec l'essor phénoménal de la téléphonie mobile et de l'Internet fixe à haut débit, puis récemment avec l'Internet mobile à haut débit, ce qui caractérise l'étape majeure de laconvergence des technologies du traitement de l'information et de la communication.

L'évolution des coûts des systèmes des TIC et le développement de la concurrence avec l'émergence nouveaux fournisseurs de service ont favorisé un essor spectaculaire des offres commerciales des services de l'information et de la communication, puis un recentrage sur les GAFA. Des bouquets de service aux tarifs forfaitaires abordables incluent maintenant des appels téléphoniques illimités, un accès à l'Internet à haut débit et un accès à des chaînes de télévision.

Les opérateurs ne cherchent plus de vendre des minutes de communications, mais de la bande passante et des services à valeur ajouté. La part des revenus des opérateurs de télécommunications venant de la téléphonie vocale est en baisse constante alors celle des revenus venant des services de données et de l'Internet croît.